Le président américain Donald Trump a déclaré, ce lundi 2 mars 2026, qu’il pourrait envoyer des troupes américaines au sol en Iran « si c’était nécessaire », affirmant que les États-Unis disposent des moyens militaires pour soutenir un conflit au-delà de quatre à cinq semaines.
« Un régime iranien doté de missiles à longue portée et d’armes nucléaires constituerait une menace intolérable pour le Moyen-Orient et pour le peuple américain », a-t-il affirmé, annonçant qu’une phase plus intense des opérations serait encore à venir.
Depuis la Maison-Blanche, il a indiqué que les actions engagées dépassaient les prévisions initiales et assuré que Washington atteindrait ses buts « quel que soit le temps nécessaire ». Dans un entretien accordé au New York Post, il a précisé ne pas exclure formellement un déploiement terrestre tout en estimant qu’il ne serait « probablement pas indispensable ».
Le chef de l’exécutif américain a aussi exposé de manière structurée les priorités militaires fixées à cette intervention :
– neutraliser l’arsenal de missiles balistiques iranien ;
– mettre hors d’état d’opérer les forces navales de Téhéran ;
– empêcher définitivement l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire ;
– stopper tout appui logistique, financier ou opérationnel apporté par le régime à des groupes armés agissant à l’étranger.
Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a indiqué lors d’une conférence de presse qu’aucun militaire américain ne se trouvait actuellement en Iran tout en soulignant que les États-Unis iraient « aussi loin que nécessaire ».
À Téhéran, Ali Larijani, responsable du Conseil suprême de sécurité nationale, a déclaré sur X que son pays s’était préparé à un conflit prolongé. Il a assuré que l’Iran ne négocierait pas avec Washington et poursuivrait le combat « quel qu’en soit le prix ».
De son côté, l’Organisation des Nations unies a fait part de son inquiétude face à la montée des tensions entre Israël et le Hezbollah. Son porte-parole, Stéphane Dujarric, a évoqué des échanges de tirs à travers la Ligne bleue, frontière de démarcation entre le Liban et Israël, appelant les parties concernées à la retenue et au respect du cessez-le-feu.
Les Nations unies ont également mentionné des frappes revendiquées par le Hezbollah contre Israël ainsi que des bombardements israéliens au nord de la Ligne bleue, au Liban, qui auraient causé au moins 31 morts et de nombreux blessés.
Le précédent déploiement massif de forces américaines au sol remonte à l’invasion de l’Irak en 2003. La dernière opération prolongée s’est achevée en Afghanistan à l’été 2021 après deux décennies de présence militaire.
