Lors d’une conférence de presse tenue conjointement ce mardi 06 octobre 2026 avec la Confédération des syndicats de l’administration publique nationale (CSAPN), le SPNH-17 a présenté plusieurs revendications concernant les conditions de travail et la situation sociale des policiers. Les interventions de Ricardo Jolivert, de l’inspecteur Garry Jean-Baptiste et de Lormistil Jean Amorse ont porté sur les difficultés rencontrées par les agents tant sur le plan professionnel que social.
La santé mentale occupe une place importante dans les préoccupations exprimées. Les responsables syndicaux associent la pression psychologique subie par les policiers à l’insécurité et à leurs conditions de travail. Ils réclament donc un renforcement de l’accompagnement médical et psychologique au sein de la PNH avec des dispositifs d’urgence et des services de dialyse.
Les questions salariales constituent un autre point de désaccord. Les syndicats indiquent que pour certains agents la rémunération reste inchangée depuis des années. Garry Jean-Baptiste souhaite que ces préoccupations soient prises en compte dans le budget 2026-2027 à travers une revalorisation des salaires, le paiement des primes de risque et l’accès aux cartes de débit.
La situation des policiers retraités affiliés à l’ONA fait également partie des demandes formulées. Les deux organisations réclament le paiement de prestations qu’elles considèrent comme des droits acquis parmi lesquelles une prime de fin de service .
À ces revendications s’ajoute une demande de renforcement des structures de sécurité de l’État. Pour le SPNH-17 et la CSAPN, l’amélioration des conditions de travail, la prise en charge médicale et la protection sociale des policiers constituent des éléments à prendre en compte dans la réponse aux difficultés sécuritaires actuelles.
