De possibles irrégularités auraient entaché le recrutement de plusieurs promotions de la Police nationale d’Haïti (PNH), selon un rapport rendu public ce vendredi 29 mai 2026 par l’Ordre des Défenseurs des Droits Humains (ORDEDH). Titré « Rapport sur le braquage du programme P4000 », le document met en lumière des pratiques qui, d’après l’organisation, auraient favorisé l’admission de certains candidats au détriment des procédures établies.
L’ORDEDH affirme avoir recueilli des informations faisant état de paiements exigés pour faciliter l’entrée à l’École nationale de police. L’organisation évoque également l’existence d’interventions externes et de mécanismes susceptibles d’avoir influencé les décisions de sélection.
Le rapport soulève par ailleurs des réserves sur le déroulement de certaines évaluations, estimant que des contrôles préalables n’auraient pas été appliqués de manière uniforme. Des critiques sont aussi formulées à propos de tests polygraphiques réalisés dans le cadre du processus de recrutement.
D’autres accusations concernent des irrégularités administratives et des faits de corruption sexuelle présumés qui auraient permis à des postulants ne remplissant pas toutes les conditions requises d’intégrer les rangs de la police. Aucune confirmation officielle n’a toutefois été apportée à ces allégations.
Estimant que ces éléments fragilisent la crédibilité du système de recrutement, l’ORDEDH demande qu’une vérification approfondie soit menée sur les admissions des promotions visées. L’organisation souhaite également l’implication des instances de contrôle et des partenaires internationaux afin de renforcer la transparence au sein du programme P4000+.
