MDans un rapport publié ce vendredi 8 mai, le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) fait état d’une aggravation de la violence armée à travers le pays pour le premier trimestre de l’année 2026. Pour cette période, l’organisme onusien recense au moins 1 642 morts et 745 blessés.
Le BINUH rapporte également des accusations visant des membres des forces de l’ordre. Au moins 33 décès seraient liés à des exécutions extrajudiciaires attribuées à des policiers.
Les données recueillies par l’ONU montrent par ailleurs que les affrontements et opérations menées contre les groupes armés ont provoqué une part importante des pertes humaines enregistrées durant cette période. Plus de 69 % des victimes recensées auraient été touchées lors d’interventions sécuritaires. Des enfants et d’autres civils figurent parmi les personnes atteintes.
Le rapport souligne aussi l’élargissement des foyers de violence dans plusieurs départements dont l’Ouest, l’Artibonite et le Centre. Des groupes armés y sont accusés de mener des attaques contre des habitants, de commettre des pillages et des exécutions dans diverses communes.
D’après les informations collectées,des offensives armées survenues vers la fin du mois de mars auraient causé la mort de 83 personnes et fait 38 blessés dans le Bas-Artibonite.
Le document attire également l’attention sur les violences sexuelles signalées au cours du trimestre. Au moins 292 cas auraient été enregistrés avec une forte proportion de victimes adolescentes âgées de 12 à 17 ans.
Face à cette dégradation continue de la situation, l’organisation internationale appelle à des actions renforcées contre le trafic illicite d’armes, à un soutien plus important au système judiciaire haïtien et à une mobilisation internationale plus soutenue en faveur d’Haïti.
