L’Opposition progressiste conteste la poursuite du processus électoral dans le contexte sécuritaire et humanitaire actuel. Dans un communiqué publié ce mercredi 2 septembre 2026, le regroupement estime que les déplacements de population, les restrictions de circulation et la dégradation de la situation humanitaire ne permettent pas de réunir les garanties nécessaires à un scrutin crédible.
Le regroupement politique exprime aussi des réserves concernant de possibles changements au décret électoral et au sein du Conseil électoral provisoire (CEP). Il demande des éclaircissements sur l’utilisation présumée de données personnelles et de NINU de citoyens ainsi que sur les dispositions prévues pour empêcher les inscriptions frauduleuses.
L’Opposition progressiste remet par ailleurs en question l’article 75 du décret électoral relatif à la convocation du peuple en ses comices et estime que les prérogatives du CEP doivent respecter le cadre constitutionnel. Elle interprète également la faible participation aux inscriptions électorales comme une manifestation de défiance envers le processus et les institutions chargées de l’organiser.
Tout en reconnaissant la nécessité d’organiser des élections, le regroupement demande une révision préalable du cadre politique. Il avance plusieurs propositions dont la formation d’un Exécutif bicéphale, l’élaboration d’une feuille de route consensuelle et temporaire, des mesures de rétablissement progressif de la sécurité ainsi qu’un dialogue politique inclusif et une révision de certaines dispositions électorales.
