Dans un document publié ce mardi 30 juin 2026, l’Organisation des Citoyens pour une Nouvelle Haïti (OCNH) appelle les autorités haïtiennes et leurs partenaires à prendre des mesures urgentes pour garantir l’identité juridique des personnes déplacées internes (DPI) . L’organisation affirme que les faiblesses du système d’état civil, aggravées par l’insécurité, compromettent l’accès aux documents officiels et fragilisent la continuité des services publics. Son enquête fait état de seize bureaux d’état civil dépourvus d’officier tandis que plusieurs autres fonctionnent dans des conditions difficiles.
S’appuyant sur des données de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), l’OCNH indique que plus de 1,46 million de personnes sont déplacées et qu’environ 65 % d’entre elles ont perdu leurs documents d’identité. Cette situation limiterait leur accès à la justice, à l’éducation, aux soins de santé, à l’aide humanitaire et aux services financiers.
À travers son Plan d’action national pour l’identité juridique et l’inclusion (2026-2029), l’organisation préconise la gratuité et la simplification des procédures de reconstitution des actes d’état civil, le déploiement de guichets mobiles associant l’Office national d’identification et les Archives nationales d’Haïti ainsi que la numérisation des registres afin de renforcer la protection des données administratives et de faciliter l’accès aux droits fondamentaux.
