Devant la Cour d’appel de Paris, l’ancien président français Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois contesté les accusations liées au supposé financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Lors de sa prise de parole à l’audience, ce mercredi 27 Mai 2026, il a soutenu qu’aucun élément ne permettait de démontrer son implication dans les faits reprochés.
L’ex-chef de l’État a affirmé vouloir être jugé « comme n’importe quel citoyen », estimant que la procédure engagée contre lui repose sur des accusations sans preuves malgré quatorze années d’investigations. S’adressant au président de la cour, Olivier Géron, il a également dénoncé la peine réclamée par l’accusation, qui demande sept ans d’emprisonnement à son encontre.
Le parquet considère Nicolas Sarkozy comme le principal artisan d’un accord conclu avec le régime de Mouammar Kadhafi. Selon l’accusation, ce pacte aurait permis le financement occulte de la campagne victorieuse de 2007 en échange de contreparties accordées à des responsables libyens.
Les avocats de Sarkozy ont plaidé la relaxe au terme des audiences. Le verdict de la Cour d’appel de Paris est attendu pour le 30 novembre prochain.
