Du 24 au 27 avril 2026, le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) a tenu, à la Villa Saint-Viateur à Port-au-Prince, une rencontre de travail regroupant une centaine de cadres issus de ses différentes directions. Inspecteurs généraux, coordonnateurs, directeurs techniques et départementaux ont participé à ces échanges consacrés au fonctionnement du système éducatif.
Au cours des discussions, le ministre Vijonet Déméro a présenté les grandes lignes de sa feuille de route. Les participants ont fait état de plusieurs difficultés liées à l’organisation interne, aux méthodes de gestion et à la capacité de pilotage des structures tant au niveau central que dans les directions départementales.
Les travaux ont porté sur plusieurs dossiers parmi lesquels le cadre juridique du ministère, les mécanismes de gouvernance, la gestion de l’offre scolaire et le suivi de la qualité de l’enseignement. Le fonctionnement des Directions départementales d’éducation, la gestion des écoles publiques ainsi que les limites financières ont également été abordés.
En ouverture, le ministre a insisté sur la nécessité d’un fonctionnement plus structuré, fondé sur des règles clairement établies et partagées par l’ensemble des entités. Il a aussi évoqué la question des responsabilités, en soulignant l’importance de confier les postes à des profils disposant des compétences requises pour assurer une gestion conforme aux exigences administratives.
Plusieurs pistes de travail ont été présentées dont des projets de textes réglementaires, des dispositions concernant l’organisation des classes et la gestion du personnel enseignant ainsi que le développement d’outils numériques pour la délivrance de documents scolaires. L’amélioration des infrastructures, l’accès à l’électricité et à l’internet dans les établissements publics et les universités départementales ainsi que la création d’une structure dédiée au numérique figurent également parmi les perspectives évoquées.
Les responsables administratifs sont intervenus sur des questions techniques liées à la supervision pédagogique, à l’organisation des examens officiels et à la gestion des établissements scolaires.
Les échanges ont également permis de faire remonter plusieurs préoccupations concernant la gestion des ressources humaines, les systèmes d’information éducatifs, les infrastructures scolaires et les outils de régulation administrative. À l’issue des travaux, des propositions ont été formulées en vue d’améliorer la coordination interne, de renforcer les capacités institutionnelles et d’optimiser la qualité des services offerts à la population.
