Dans la nuit du 13 au 14 avril 2026, la localité de Seguin, située dans la commune de Marigot, au sud de Furcy en direction de Jacmel, a été la cible d’une attaque armée après plusieurs jours de tensions signalées dans la zone.
Le commissariat a été incendié, de même que des équipements logistiques et des véhicules qui s’y trouvaient. Les assaillants ont également détruit un bulldozer en le réduisant en cendres, un engin destiné à des travaux de réhabilitation routière dans le Sud-Est, particulièrement dans le Grand Quartier Seguin.
Un bilan provisoire fait état d’au moins sept morts et de plusieurs blessés par balles. Parmi les victimes figurent des brigadiers issus de la zone dont certains membres de Konbit Nasyonal (KONA), qui tentaient de contenir l’avancée des assaillants.
D’après plusieurs sources concordantes, l’attaque est attribuée à des individus lourdement armés affiliés à la coalition « Viv Ansanm ». Ces derniers auraient investi plusieurs localités après des affrontements antérieurs avec la police à Kenscoff, dans le département de l’Ouest, avant de se redéployer vers des zones comme Kase Dan et Makari, puis de mener une offensive coordonnée contre Seguin à l’aube.
La progression des groupes armés, décrite comme organisée, soulève des interrogations sur la capacité des dispositifs de sécurité à contenir ces incursions. Le déroulement des événements met en lumière des difficultés persistantes à freiner les mouvements et les actions de ces groupes.
Sur place, les habitants se retrouvent confrontés à une situation de grande vulnérabilité dans un contexte où les moyens de réponse apparaissent limités face à des assaillants lourdement équipés.
En réaction à cette attaque des habitants du Sud-Est annoncent une mobilisation prévue ce mercredi 15 avril 2026 à Jacmel. Le rassemblement doit débuter à 8 heures dans la matinée sur la place Toussaint Louverture.
Cette initiative vise à interpeller les autorités face à la détérioration du climat sécuritaire et à exiger des mesures concrètes contre l’insécurité qui affecte le territoire national.
Placée sous le mot d’ordre « Jakmèl pap peri », cette mobilisation entend exprimer le refus de la population de voir la région sombrer davantage dans la violence et l’instabilité.
