Dans une note parue ce lundi 30 mars 2026, l’Office de la Protection du Citoyen (OPC) indique avoir été informé, par l’intermédiaire de sa direction départementale de l’Artibonite, d’une attaque armée survenue dans la nuit du 28 au 29 mars 2026 dans la commune de Petite-Rivière de l’Artibonite.
D’après les éléments rapportés, des individus armés présentés comme affiliés au gang « Gran Grif » ont mené une attaque vers 3 heures du matin contre les localités de Jean-Denis, Descordes et Pont-Benoît, situées dans la première section communale de Bas-Coussin 1. Le bilan provisoire communiqué fait état de seize personnes tuées et de dix-neuf blessés par balles. Ces derniers ont été transportés vers des structures hospitalières de Saint-Marc et de Dessalines. Des sources évoquent un nombre de victimes potentiellement plus élevé sans confirmation officielle.
L’institution signale que l’accès aux zones touchées reste limité en raison de la présence de groupes armés, citant également le gang « Kokorat San Ras ». Cette situation rend difficiles les opérations d’assistance ainsi que la collecte d’informations sur le terrain.
L’OPC fait état de préoccupations liées à la réponse des autorités dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans le département de l’Artibonite où certains axes routiers sont sous le contrôle de groupes armés.
Dans ce cadre, l’organisme recommande aux autorités étatiques d’activer le Conseil Supérieur de la Police Nationale d’Haïti afin de coordonner les interventions, de renforcer les dispositifs sécuritaires dans la région, de mobiliser des moyens en vue de contenir les groupes armés et de garantir le bon fonctionnement des actions policières et judiciaires.
Par ailleurs, l’OPC appelle à une mobilisation en faveur des victimes et des personnes déplacées, en soulignant des besoins importants en assistance humanitaire, en accompagnement psychosocial et en soutien aux familles affectées.
L’institution indique qu’elle poursuivra le suivi de la situation dans le département de l’Artibonite dans le cadre de son mandat de protection des droits fondamentaux.
