Des représentants de plusieurs organisations socio-politiques ont signé, ce samedi 21 février 2026 à l’hôtel Kinam, un accord baptisé « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections ». Ce texte vise à favoriser un climat politique plus apaisé et à encadrer la préparation du scrutin.
Parmi les signataires figurent Jean David Genesté (ATHA), Evalière Beauplan, Jean Tholbert Alexis du Bloc démocratique pour l’avancement d’Haïti, Jean Verlin Rosny Thomas (ISH) et Pascal Adrien du Mouvement Toutouni. Renald Lubérice a confirmé l’adhésion de la structure RED. Le Bloc majoritaire du 21 décembre dirigé par Robenson René, la Famille du Sud ainsi que le parti Pardon Haïti ont également paraphé le document.
Le parti RECAMPER Haïti (PAREH), présidé par Octave Roberson et le Combite des Jeunes Progressistes pour une Nouvelle Haïti (CJPNH), représenté par Benson Casimir, ont eux aussi apposé leur signature. Les deux entités politiques disent vouloir contribuer aux efforts de stabilisation et à la création de conditions favorables à la tenue d’élections libres, inclusives et transparentes.
Le PAREH souligne l’importance des dispositions sécuritaires prévues dans l’accord tandis que le CJPNH met en avant la nécessité d’un terrain d’entente entre les forces politiques et sociales afin de sortir de la crise institutionnelle.
Composé de 30 articles, le Pacte établit comme priorités le rétablissement de la sécurité nationale et l’organisation du scrutin. Il prévoit la réouverture et la sécurisation des principaux axes routiers ainsi qu’une coopération renforcée entre la Police nationale d’Haïti, les Forces armées d’Haïti et la Force de Répression des Gangs, en référence à l’article 17.
Le futur gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé devra adopter les mesures nécessaires pour garantir un environnement stable avant la tenue des élections. Le processus sera encadré par une administration modernisée placée sous la supervision du Conseil Électoral en Provisoire.
Cependant, le texte ne précise pas la durée de cette nouvelle phase de transition. Une feuille de route accompagnée d’un calendrier a toutefois été élaborée avec l’appui d’un comité consultatif composé de représentants des secteurs politique, syndical, privé et de la société civile. Ce comité aura un rôle d’accompagnement dans l’application du Pacte sans participer à la gestion directe du pouvoir.
Fanmi Lavalas, PHTK, Congrès patriotique, VIP, EDE et ASE comptent également parmi les formations signataires de cet accord destiné à encadrer la transition et à préparer le retour à l’ordre constitutionnel.
