Dans une note de protestation rendue publique ce jeudi 29 janvier 2026, le Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF) a exprimé sa plus vive indignation et sa condamnation sans équivoque à la suite de l’assassinat de la jeune étudiante Neïssa Tima, survenu le lundi 26 janvier 2026.
Étudiante à l’Université Quisqueya, la victime a perdu la vie dans des circonstances marquées par une violence extrême et révélatrices, selon le Ministère, du climat d’insécurité et de la persistance des violences structurelles auxquelles les femmes et les filles demeurent exposées en dans le pays.
Le MCFDF souligne que ce drame s’inscrit dans un contexte préoccupant de recrudescence et de banalisation des violences meurtrières à l’encontre des femmes, favorisé par l’impunité, la fragilité des dispositifs de protection et l’insuffisance des réponses judiciaires adaptées.
Se réclamant de son rôle institutionnel, le Ministère indique avoir privilégié une démarche responsable, consistant à s’assurer de l’établissement des faits avant toute déclaration officielle. À l’issue de ce processus et à la demande expresse du MCFDF, le Commissaire du Gouvernement compétent a été saisi du dossier. Le Ministère précise par ailleurs qu’une autopsie a été ordonnée et qu’une interdiction de départ a été prise afin de garantir le bon déroulement de l’enquête.
Le MCFDF exige que cette affaire fasse l’objet d’un traitement diligent, rigoureux et transparent, et que toutes les personnes impliquées soient identifiées, poursuivies et sanctionnées conformément aux dispositions légales en vigueur. Il estime inacceptable que l’assassinat d’une jeune femme de plus demeure impuni.
Le Ministère rappelle que le respect du droit à la vie, à la sécurité et à la dignité des femmes et des filles constitue une obligation fondamentale de l’État. Il appelle à une mobilisation concertée de l’ensemble des institutions concernées afin de mettre en œuvre des mesures durables de prévention des violences basées sur le genre et de garantir un accès effectif à la justice.
À travers ce communiqué signé par la ministre Pédrica Saint-Jean, le MCFDF manifeste sa détermination à lutter contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles et à faire de chaque crime une priorité nationale.
