La télévision d’État iranienne a annoncé, ce mercredi 21 janvier 2026, que 3 117 personnes ont été tuées lors du vaste mouvement de contestation contre le pouvoir. Le chiffre, rapporté par la Fondation iranienne pour les martyrs et les anciens combattants, inclut des civils et des membres des forces de sécurité.
Selon le communiqué cité à l’antenne, de nombreuses victimes étaient de simples passants touchés lors de tirs. Les autorités estiment que 2 427 personnes, qualifiées de « martyrs » au sens religieux, seraient des victimes « innocentes ».
Parallèlement, l’ONG NetBlocks a indiqué que la coupure d’internet imposée par le régime dépasse désormais 300 heures. Une mesure destinée, selon elle, à dissimuler l’ampleur réelle de la répression. « Les tentatives pour occulter la vérité seront documentées en temps réel. Le monde regarde », a averti l’organisation.
De son côté, Iran Human Rights (IHR), une ONG basée en Norvège dont les données sont relayées par l’ONU, avance un bilan d’au moins 3 428 manifestants tués tout en estimant que le nombre réel pourrait dépasser les 20 000 morts.
Toutefois, les organisations de défense des droits humains soulignent que l’établissement d’un bilan fiable reste extrêmement difficile, en raison de la coupure inédite et prolongée d’internet à l’échelle nationale.
Le mouvement de contestation a débuté le 28 décembre sur fond de colère contre la vie chère pour ensuite prendre une dimension nationale le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique.
