Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) a déclaré, dans une note de presse publiée ce samedi 17 janvier 2026, son rejet catégorique de toute perspective d’une nouvelle transition politique après le départ du Conseil présidentiel de transition (CPT), prévu le 7 février 2026.
Selon l’organisation, aucune légitimité politique, morale ou nationale ne saurait justifier l’instauration d’un nouveau mécanisme de transition à l’expiration de l’accord du 3 avril. Le RHAJAC estime qu’une telle démarche ne ferait que perpétuer un cycle de transitions successives, jugées responsables de l’affaiblissement continu de l’État et de l’enracinement de la corruption.
Tout en excluant formellement l’option d’une nouvelle transition, le réseau appelle à un remaniement en profondeur du gouvernement et de l’administration publique. Il plaide pour le remplacement des ministres et directeurs généraux considérés comme inefficaces, incompétents ou impliqués dans des pratiques de corruption.
Le RHAJAC avertit que toute tentative de transition, qu’elle soit ouverte ou dissimulée sous un nouvel accord politique, impliquant les mêmes acteurs et structures déjà discrédités, risquerait d’alimenter de nouveaux réseaux de corruption et d’aggraver la crise institutionnelle.
L’organisation souligne que l’année 2026 doit être consacrée exclusivement à deux priorités nationales qu’elle qualifie de non négociables : le rétablissement effectif de la sécurité sur l’ensemble du territoire et l’organisation d’élections libres, crédibles et inclusives.
Enfin, le RHAJAC insiste sur l’impératif constitutionnel d’un retour à l’ordre démocratique, affirmant que le pays doit se doter d’un président élu par le peuple au plus tard le 7 février 2027 sans prolongation de mandat, arrangement politique ou justification sécuritaire.
