L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a révélé, dans son rapport publié ce mercredi 12 novembre 2025, que la tuberculose a causé environ 1,23 million de décès à travers le monde en 2024, confirmant sa place de première cause de mortalité infectieuse devant le VIH/sida.
Selon les données recueillies, 10,7 millions de personnes ont contracté la maladie l’an dernier dont 5,8 millions d’hommes, 3,7 millions de femmes et 1,2 million d’enfants. Si l’on observe une légère baisse des nouveaux cas et des décès, respectivement de 2 % et 3 % par rapport à 2023, l’OMS alerte sur la persistance de foyers critiques et l’impact disproportionné sur les groupes les plus vulnérables.
Le rapport met en évidence cinq principaux facteurs de risque : la malnutrition, le VIH, le diabète, le tabagisme et l’usage nocif de l’alcool. Chez les personnes vivant avec le VIH, la tuberculose demeure la principale cause de décès avec 150 000 morts recensés en 2024.
Près de 66% des cas mondiaux ont été enregistrés dans huit pays : l’Inde (25 %), l’Indonésie (10 %), les Philippines (6,8 %), la Chine (6,5 %), le Pakistan (6,3 %), le Nigeria (4,8 %), la République démocratique du Congo (3,9 %) et le Bangladesh (3,6 %).
L’OMS salue une amélioration du taux de réussite des traitements, passé à 71 %, avec 8,3 millions de personnes traitées. Néanmoins, elle déplore un financement insuffisant car seuls 5,9 milliards de dollars ont été mobilisés contre un besoin estimé à 22 milliards par an d’ici 2027.
Face à cette situation, l’organisation appelle à un engagement politique accru, à une hausse significative des ressources et à une solidarité mondiale renforcée.
Elle insiste sur le fait que la tuberculose reste une maladie évitable et curable, à condition d’agir collectivement et sans délai.
