La Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), dirigée par le Kenya, a officiellement achevé son mandat ce jeudi 2 octobre 2025, après quinze mois de présence en Haïti. Sur les 2 500 policiers initialement annoncés, seuls 1 000 ont été déployés, majoritairement kényans. Le bilan reste limité, sans avancée notable dans la lutte contre les gangs armés, qui contrôlent aujourd’hui près de 90 % de Port-au-Prince.
En réponse à cette situation, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté mardi une résolution créant une nouvelle force internationale dotée d’un mandat de 12 mois. Composée de policiers et de militaires, cette force sera autorisée à mener des opérations offensives contre les groupes armés et pourra mobiliser jusqu’à 5 500 hommes. Elle bénéficiera d’un financement principalement assuré par le fonds onusien de maintien de la paix, une première pour une mission de ce type en Haïti, selon l’International Crisis Group (ICG).
Le déploiement de cette nouvelle force ne devrait toutefois pas intervenir avant six mois, laissant craindre un vide sécuritaire à court terme.
Alors que la MMAS tire sa révérence sur un bilan demi-teinte,les regards se tournent désormais vers la mise en oeuvre de cette nouvelle force internationale censée marquer un tournant dans réponse à la crise sécuritaire haïtienne.
