Dans une correspondance adressée ce lundi 29 septembre 2025 au Conseil présidentiel de transition (CPT) et à la Primature, l’Organisation Citoyenne pour une Nouvelle Haïti (OCNH) plaide pour une réforme structurelle et concertée du système d’état civil haïtien. Signée par son directeur exécutif, Camille Occius, la lettre interpelle les autorités sur l’urgence de garantir à chaque citoyen un accès effectif à l’identité légale.
L’organisation dénonce l’inaction du ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP), auprès duquel des démarches avaient été entreprises sans résultat concret. Elle rappelle que le droit à l’identité est un droit fondamental reconnu par les conventions internationales relatives aux droits humains, et que sa non-effectivité en Haïti compromet gravement la dignité humaine.
L’OCNH critique le manque de suivi dans l’application de l’arrêté du 4 décembre 2024, qui visait à permettre aux citoyens sans acte de naissance de régulariser leur situation. L’absence de campagnes d’information et de mesures concrètes rend, selon elle, cette disposition inopérante.
L’organisation s’appuie également sur les recommandations émises par le Comité des droits de l’homme des Nations unies en juillet 2025, ainsi que celles formulées par la République dominicaine et le Timor-Leste lors de l’Examen périodique universel de 2022, toutes appelant à garantir l’accès universel à l’identité légale
Selon l’OCNH, les personnes déplacées internes (PDI) sont les premières victimes de ces défaillances institutionnelles, ce qui pourrait compromettre leur capacité à participer aux élections à venir. Elle appelle les autorités de transition à faire de l’identité légale une priorité nationale, condition indispensable à l’exercice des droits civiques et à l’inclusion sociale.
