Ce jeudi 28 août 2025, les États-Unis ont annoncé leur retrait officiel de l’Examen Périodique Universel (EPU) des Nations Unies, prévu le 7 novembre prochain. Cette décision marque une rupture majeure dans l’histoire de ce mécanisme mis en place en 2006 pour évaluer l’état des droits de l’homme dans les pays membres.
Dans une lettre adressée au Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, la mission américaine à Genève dénonce un processus biaisé, remettant en question l’objectivité et l’équité de l’EPU. Washington fustige la politisation croissante des droits humains au sein de l’ONU, ainsi que ce qu’elle considère comme une partialité systématique envers Israël. Les États-Unis reprochent également à l’organisation son silence face aux violations commises notamment en Chine, en Corée du Nord, à Cuba et au Venezuela.
Cette position s’inscrit dans une série de retraits annoncés par l’administration Trump en février 2025, visant plusieurs institutions onusiennes, dont le Conseil des droits de l’homme.
Les organisations de défense des droits humains ont vivement critiqué ce retrait. L’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) a dénoncé une tentative de se soustraire à toute redevabilité, estimant que cela affaiblit le système international de protection des droits humains.
Le Conseil des droits de l’homme se réunira entre le 8 septembre et le 8 octobre pour examiner les suites à donner à l’absence des États-Unis. Son porte-parole, Pascal Sim, a rappelé que certains pays comme Haïti ou l’Ukraine ont déjà demandé un report pour cause de crise, mais un refus total de participation est inédit.
L’Examen Périodique Universel (EPU) est un mécanisme essentiel du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, permettant une évaluation régulière de la situation des droits de l’homme dans chaque État membre. Il repose sur un dialogue interactif entre les États et vise à améliorer la situation des droits humains à travers des recommandations et des engagements concrets.
