Washington a annoncé, ce mardi 22 juillet 2025, son retrait de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). C’est la troisième fois que les États-Unis quittent l’institution, après des précédents en 1984 sous Ronald Reagan, puis en 2017 et 2025 sous Donald Trump.
La porte-parole du Département d’État, Tammy Bruce, a justifié cette décision en estimant que l’orientation socioculturelle de l’UNESCO est « trop mondialiste » et incompatible avec la doctrine de politique étrangère américaine « America First ». Elle a également dénoncé l’adhésion de la Palestine à l’organisation en 2011, qu’elle considère comme un facteur de propagation de discours hostiles à Israël.
Cette décision a suscité des réactions internationales partagées.
En Europe, plusieurs pays dont la France, ont réaffirmé leur soutien à l’UNESCO, mettant en avant son rôle essentiel dans la promotion de l’éducation, de la science et de la culture à l’échelle mondiale.
En revanche, Israël a salué la position de Washington. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a qualifié l’UNESCO de « théâtre de l’absurde », accusant l’organisation de déformer l’histoire au lieu de la préserver.
De son côté Audrey Azoulay,la directrice générale de l’UNESCO,a dit regretter cette décision tout en soulignant qu’elle n’était « pas surprise » par le retrait américain.
Elle a rappelé que la contribution des États-Unis, estimée à 75 millions de dollars par an, ne représentait que 8 % du budget total de l’organisation.
Azoulay a aussi rejeté les critiques américaines en insistant sur les efforts menés par l’UNESCO pour lutter contre l’antisémitisme à travers des actes concrets comme l’enseignement de la Shoah.
Le retrait américain devrait entrer officiellement en vigueur le 31 décembre 2026, conformément aux statuts de l’organisation.
