L’ancien président brésilien Jair Bolsonaro a été interpellé ce vendredi 18 juillet 2025 à son domicile par la police fédérale, avant d’être conduit au Secrétariat à la justice à Brasília.
Cette mesure fait suite à une décision du juge de la Cour suprême, Alexandre de Moraes, ordonnant le port d’un bracelet électronique.
Selon les éléments présentés par la justice, Bolsonaro et son fils Eduardo sont soupçonnés d’avoir incité les autorités américaines à imposer des sanctions sévères contre le Brésil. Des actions considérées comme une atteinte à la souveraineté nationale et assimilées à un acte de trahison.
Dans une déclaration à la presse, Jair Bolsonaro a dénoncé ce qu’il qualifie de « profonde injustice » et d’« humiliation politique », affirmant être la cible d’une manœuvre visant à l’écarter de la scène publique.
L’affaire a provoqué une vive réaction à l’international, notamment du côté de Washington.
Le président américain Donald Trump, soutien affiché de Bolsonaro, a menacé de relever de 50 % les droits de douane sur les produits brésiliens dès le 1er août 2025 si les sanctions à l’encontre de son allié ne sont pas annulées. Il a qualifié la procédure de « chasse aux sorcières ».
Ce nouvel épisode judiciaire s’ajoute à un climat politique tendu au Brésil et pourrait intensifier les tensions diplomatiques entre les deux pays.
