L’ex-vice-consul d’Haïti à Montréal, Ange-Marie Raton, a officiellement évité un procès criminel après avoir signé, le 13 juin 2025 , une entente avec une plaignante lui permettant d’éviter un procès pour voies de fait.
L’accord a été conclu par le tribunal montréalais, mettant fin à une procédure judiciaire entamée suite à une plainte pour agression survenue en janvier dernier dans la résidence officielle du diplomate.
Selon les informations rendues publiques, M. Raton âgé de 51 ans, qui a servi de 2016 à 2024, avait été rapatrié en Haïti peu après les faits.
La victime, dont l’identité reste protégée en vertu d’une ordonnance judiciaire, affirme avoir été frappée alors qu’elle tentait de filmer une altercation avec son téléphone.
Dans le cadre de l’accord, l’ancien représentant diplomatique a consenti à une ordonnance de type « 810 », admettant que la plaignante avait des raisons de craindre pour sa sécurité. Il s’est engagé à ne pas l’approcher et à maintenir la paix pendant un an. En échange, les accusations formelles ont été levées.
Le diplomate, qui vit pour l’instant à Petit-Goâve, a comparu par visioconférence, invoquant l’insécurité locale pour justifier son absence physique.
Une demande visant l’interdiction de publier son identité a aussi été formulée mais rejetée par la juge Karine Giguère qui s’est appuyée sur le principe de transparence judiciaire.
Cette affaire relance le débat sur l’étendue de l’immunité diplomatique.
Il est à souligner que le ministère public canadien a insisté sur le fait qu’un acte de violence ne peut être couvert par une protection spéciale et que, la justice doit s’appliquer à tous,même aux étrangers.
