La Fédération Nationale des CASEC d’Haïti (FENACAH) a officiellement clôturé, ce jeudi 19 juin 2025, une série d’ateliers départementaux consacrés à l’analyse de l’avant-projet de la Constitution. Ces rencontres visaient à faire entendre la voix des autorités locales dans le processus constitutionnel en cours.
Selon le président de la fédération, Paul André, une commission a parcouru les dix départements du pays afin d’organiser des consultations et de recueillir les réactions des CASEC, ASEC et autres élus locaux sur le contenu de l’avant-projet. Cette démarche participative avait pour objectif de garantir une contribution active des collectivités territoriales à l’élaboration d’un texte plus représentatif et adapté à la réalité nationale.
À l’issue des échanges, la FENACAH a salué certaines dispositions du document, notamment celles relatives à la décentralisation. Toutefois, elle a également exprimé des réserves sur plusieurs points, parmi lesquels :
le manque de clarté concernant les attributions des CASEC ;
l’absence de garanties pour renforcer l’autonomie des collectivités ;
la faible prise en compte des besoins des zones rurales.
La FENACAH plaide pour une révision de certains articles afin d’assurer une meilleure répartition du pouvoir entre les institutions centrales et locales. Elle appelle également à une définition plus précise du rôle des autorités locales dans le développement de leur commune.
Enfin, la fédération encourage les autorités de transition à intégrer les recommandations issues de ces ateliers dans la version finale du texte constitutionnel. Selon elle, il est essentiel que la future Constitution reflète fidèlement la réalité du peuple haïtien.
