Après une première escale dans le Nord-Est, l’Organisation des Citoyens pour une Nouvelle Haïti (OCNH) a tenu, ce mardi 10 juin 2025, son deuxième forum départemental à l’hôtel Karibe, dans l’Ouest. À travers cette initiative, l’organisation entend jeter les bases d’une réforme en profondeur du système de l’état civil en Haïti.
L’événement a réuni un large éventail de participants : des représentants du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), des cadres de l’Office de la Protection du Citoyen (OPC), des officiers d’état civil, ainsi que des membres d’organisations de défense des droits humains et de la gouvernance publique.
Objectif : alerter, diagnostiquer, proposer.
Le forum visait à dénoncer les dysfonctionnements persistants dans la gestion des actes d’état civil en particulier les obstacles liés à l’enregistrement des naissances dans les zones reculées tout en proposant des pistes concrètes pour une réforme structurelle.
L’enjeu : garantir à chaque citoyen une identité légale, sécurisée et reconnue.
Trois panels ont structuré les échanges :
– Le premier, animé par Me Lacks-Guvens Cadette, Me Sybille Bélance et l’ancien parlementaire Clauvy Robas, a mis en lumière les failles juridiques du système actuel.
– Le deuxième, conduit par Mauvais Rémy du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), a insisté sur l’importance d’un appui technique et financier soutenu de la part des partenaires internationaux.
– Le troisième, avec Me Jean Simon Saint-Hubert, Me Jean Bonald Fatal et Jocelyne Colas, a abordé les principaux obstacles à l’exercice du droit à l’identité.
Parmi les recommandations phares issues des discussions figurent : la modernisation des infrastructures d’enregistrement, la formation continue du personnel concerné, et une révision en profondeur du cadre légal encadrant l’état civil.
À travers ces forums départementaux, l’OCNH affirme sa volonté de fédérer les forces vives du pays autour d’un chantier crucial : offrir à chaque Haïtien une identité officielle, crédible et accessible, condition sine qua non d’une citoyenneté pleine et entière.
